Les perspectives 2022 pour les marchés financiers

2021 fût un très bon cru pour les marchés financiers : croissance élevée, hausse des marchés européens et américains, d'excellents résultats pour les entreprises,... Quant sera-t-il pour l'année 2022 ?

Comment se sont comportés les marchés en 2021 ?


En dépit de la persistance de la crise sanitaire, les marchés financiers ont connu une croissance époustouflante en 2021, avec une hausse de 30% pour les marchés mondiaux, comme illustré par le MSCI Monde, de +35% pour les marchés américains et un CAC 40 qui est passé au-dessus des 7 000 points en décembre. Ces éléments se retrouvent d'ailleurs dans les dernières publications d'entreprises avec d'excellents résultats sur l'ensemble des secteurs ; à l'image du Groupe Hermès qui affiche une croissance de son chiffre d'affaires de 31%, ou encore de Schneider Electric avec une progression de son chiffre d'affaires de 9%, ou de +6.5% pour le Groupe Nestlé. Mais c'est une situation qui reste propre aux pays développés car les zones émergentes sont en souffrance : le MSCI EmergingMarkets Index (USD), qui est l’indice qui représente les marchés émergents, a chuté de 2,54% en 2021. Ceci est en partie dû à la vaccination dans ces pays qui reste encore trop faible pour atteindre une immunité collective; l'Inde n'est vaccinée qu'à 35%, le Brésil à 60% et l'Afrique du Sud à 25%.


Les perspectives de 2022


Sur le plan économique


Pour 2022, l’inquiétude principale va être l’inflation. Jérôme Powell, président de la FED, a indiqué que, même si le nouveau variant représentait un risque pour l’activité, il semble que l’inflation élevée soit désormais l’inquiétude principale pour cette nouvelle année. Il n’est aujourd’hui plus possible de qualifier la hausse de l’inflation de « temporaire », car il y a désormais un risque que l’inflation élevée empêche le retour au plein emploi. Pour contrer cela, la banque centrale américaine prévoit que les taux directeurs passeront en moyenne à 0,9% fin 2022, à 1,6% fin 2023 avec deux hausses prévues dans l’année, puis à 2,1% en 2024 avec deux hausses également et enfin 2,5% à long terme. Pour autant, la banque centrale européenne ne choisit pas la même stratégie : pas de hausse prévue avant 2023 en Europe. (Cf. Article : La hausse des taux américains)


La croissance en 2022 sera en ralentissement par rapport à l’année 2021, mais tout de même supérieur à la période pré-Covid, avec une hypothèse de croissance moyenne de 4% dans le monde: 3,7% pour les USA, 2% pour le Japon, 3,8% pour l’Europe ou encore 4,7% pour la Chine.


Pour les marchés financiers


La dichotomie que l’on a connu en 2021 risque de perdurer en 2022. L’environnement inflationniste dans lequel nous sommes aujourd’hui sera favorable au marché actions, et moins au marché obligataire. Cependant, il faut s’attendre à des rotations sectorielles en 2022, avec un retour des valeurs plus cyclique, qui vont profiter de la croissance attendue.

3 facteurs de risques principalement vont pouvoir avoir un impact sur la bourse :


- Le risque sanitaire qui est toujours d’actualité : un nouveau variant encore plus virulent qu’Omicron par exemple


- Une sur-réaction des Banques Centrales face à une inflation persistante : une augmentation des taux plus vite que prévu


- Les tensions géopolitiques dans le monde : on peut principalement penser aux tensions entre les États-Unis et la Chine


Ce que CO INVEST recommande pour vos portefeuilles en 2022


Pour l’année 2022, nous vous recommandons de favoriser des actions qui vont profiter de la croissance (valeurs cycliques), des valeurs protégées de l’inflation (on pense par exemple aux valeurs bancaires ou aux valeurs du luxe), et de privilégier des actions de pays développés (Europe et États-Unis principalement). Deux thèmes nous semblent encore porteurs pour cette année :


- La transition énergétique : Cela consiste notamment à investir dans des infrastructures dites « vertes » telles que des parcs éoliens, des fermes photovoltaïques et/ou des infrastructures hydrauliques


- Les technologies avec les phénomènes de digitalisation


Nous vous conseillons également de continuer en 2022 à limiter votre exposition obligataire en privilégiant une diversification internationale et des produits obligataires de maturité courte.


Finalement, une technique qui consiste à investir un montant fixe à intervalles réguliers, avec des versements programmés peut être une stratégie intéressante pour 2022, année encore sous incertitude. Cette stratégie permet en effet d'obtenir des gains satisfaisants tout en limitant les risques. (Cf. Article : L’intérêts des versements programmés).


Source : Banquetransatlantique.com ; lcl.fr