Guerre en Ukraine : quel impact sur l'économie et les investissements ?

Le conflit a éclaté le 24 février entre l’Ukraine et la Russie, alors que les troupes russes ont pénétré le territoire ukrainien. Les Européens et les États-Unis, à défaut de s’engager militairement, ont déployé de lourdes sanctions économiques pour répondre à l’affront militaire du gouvernement russe.


Quel est l’impact de ce conflit et des sanctions sur l’économie mondiale ? Qu’en est-il des investissements ? Quels sont les secteurs vers lesquels se réfugier ? Et pourquoi est-ce important de se faire bien conseiller en période de crise ?


Le contexte actuel de la guerre en Ukraine

Alors que nous sortons à peine de la crise sanitaire lié au coronavirus, un nouveau choc s’est produit il y a maintenant 3 semaines : l’invasion de l’Ukraine par la Russie provoquant ainsi une guerre dans le pays. Cette campagne militaire déclenchée le 24 février 2022 a été donné par ordre du président russe Vladimir Poutine. Cette invasion a plongé le monde dans l'effroi. Et les répercussions de la guerre sont multiples et planétaires.


Le jeudi noir en Bourse qui a eu lieu après le début de l’invasion a particulièrement frappé les indices européens qui ont lourdement chuté dans leur ensemble. Le CAC 40 perdait 3,8 % sur la journée, le DAX laissait près de 4 % derrière lui. L’indice de la bourse de Moscou a sombré de près de 40 % dans la journée.


La crise ukrainienne a un impact fort sur l'économie. Le prix des matières premières, déjà élevé au sortir de la pandémie, est de nouveau sous pression : baril, gaz, matières premières agricoles, tout le monde est touché. En effet, de nombreux pays européens sont fortement dépendants de l’énergie russe. De plus, la Russie et l’Ukraine représentent ensemble plus d’un quart des exportations mondiales de blé, tandis que l’Ukraine représente à elle seule près de la moitié des exportations d’huile de tournesol pour l’Europe. Tous deux sont des produits de base essentiels utilisés dans de divers produits alimentaires. Si la récolte et la transformation sont entravées dans une Ukraine déchirée par la guerre, ou si les exportations sont bloquées, les importateurs auront du mal à remplacer les approvisionnements.


Les pénuries entraîneront une augmentation du prix des céréales à l’achat et donc une diminution des marges des agriculteurs et des éleveurs, puis des groupes agro-alimentaires. Ce sera facilement observable dans quelques semaines sur les prix des pâtes, farines, huiles de palme ou encore de la viande (car nourries aux céréales) au supermarché.


Un autre aspect à prendre en compte est l’aspect psychologique : la guerre inquiète, surtout lorsqu'elle se déroule aux portes de l'Europe. La confiance des ménages et des entreprises s'en ressent. Le risque, c'est de voir les ménages réduire leur consommation et renforcer leur épargne de précaution, ce qui aurait un impact négatif en matière de croissance.


Comment les marchés financiers réagissent-ils ?

Le CAC40 et le Dax ont respectivement perdu 15% et 19% de leur valeur depuis le 1er janvier. Mais il y a de bonnes chances que la baisse ne soit que temporaire. Si l'on s'intéresse aux crises qui ont émaillé l'Histoire depuis la seconde guerre mondiale, on remarque en effet que ces chocs sont souvent transitoires. En général, moins de 3 mois après le début d'un conflit, les marchés sont revenus à leur niveau initial.


Mais ici, dans cette crise ukrainienne, pourtant très localisé, il pourrait y avoir un impact global sur l'économie, en raison de la hausse des prix des matières premières, qui risque d'affecter plusieurs secteurs. A commencer par les constructeurs automobiles qui souffraient déjà de difficultés d'approvisionnement à cause de la pandémie, sur les pots d'échappement, qui utilisent des métaux précieux russes. Sur ce point, la guerre en Ukraine pourrait aggraver certaines pénuries.


Les banques sont également touchées. Elles ont, pour certaines, des filiales en Russie. C'est notamment le cas de Société Générale et BNP Paribas. En outre, elles sont impactées par les sanctions économiques, comme l'exclusion de la Russie du réseau interbancaire SWIFT. Les entreprises spécialisées dans la défense et l'armement, comme Thalès et Dassault Aviation, en revanche, ont vu leur valorisation s'apprécier considérablement par suite des annonces de la France, l'Allemagne et la Chine, qui ont indiqué que leur budget défense serait revu à la hausse.


Une rotation sectorielle pour pallier à la crise

L'économie est en constante évolution. Elle traverse différentes phases ou l'activité est plus ou moins importante. L'ensemble de ces phases forme un cycle économique qui influe sur la rotation sectorielle. Chaque phase à ses propres caractéristiques et traduit d'un état de la conjoncture économique. Certains secteurs d'activité sont plus sensibles que d'autres à l'évolution de la conjoncture, c’est ce qu’on appelle les secteurs cycliques, dans lesquels on peut retrouver les transports, loisirs, hôtels, etc. C'est pourquoi, selon la phase dans laquelle l'économie se trouve, le gestionnaire de portefeuille va orienter ses investissements vers des secteurs différents : c'est la rotation sectorielle.


Aujourd’hui, période de guerre en Ukraine, nous nous trouvons dans une phase plutôt de récession. Les marchés boursiers sont baissiers. Pour essayer de se protéger des soubresauts des marchés financiers, il faut veiller à bien diversifier son portefeuille. Sur le plan sectoriel, en investissant dans des entreprises issues de secteurs comme la santé, la tech ou la défense, mais aussi sur le plan géographique, en essayant de réduire ses investissements en Europe, pour privilégier l’Amérique, qui est moins touché par le conflit.


L’importance d’un conseil en investissement en période de crise pour éviter les fortes baisses


Un conseiller vous permet d’investir dans le bon compte au bon moment. Il est votre partenaire et vous offre des conseils qui ont de la valeur. La présence d’un conseiller vous permet d’éviter les erreurs en fonction de la période, comme ce que l’on vit aujourd’hui. Les médias influencent souvent les décisions de placement à court terme mais réaliser les bons investissements et arbitrages n’est pas simple et prend du temps. Ainsi, un conseiller sera là pour vous conseiller les meilleurs investissements, en évitant le plus possible de prendre des risques. Pour cela, deux possibilités s’offrent à vous:


  • Le mandat de gestion : Un mandat de gestion est le contrat par lequel un client confie à un prestataire de services d’investissement la gestion de ses avoirs financiers. Idéale pour les investisseurs inexpérimentés, la gestion sous mandat comporte bien des avantages : une gestion active selon les fluctuations des marchés, et aucun souci de gestion à prévoir pour l’assuré. C’est également la solution privilégiée pour ceux qui n’ont pas le temps de gérer leur épargne.

  • La gestion conseillée : elle permet de garder le contrôle sur vos placements financiers, tout en bénéficiant des conseils d’un professionnel. Après avoir défini le profil de risque, des recommandations vous sont adressées à intervalles réguliers. Ces conseils peuvent prendre la forme de propositions d’arbitrage, d’une sélection de fonds, d’un suivi régulier, etc.


Source : Moneyvox.fr ; cafedelabourse.com ;centralcharts.com ; ag2rlamondiale.fr